Jouques – Kuterevo

La première semaine de voyage est maintenant terminée, et nous avons déjà pas mal de choses à raconter.

Le voyage commence le 5 Novembre au départ de notre village Jouques, dans lequel nous faisons du stop afin d’arriver à notre première étape, Nice. Felicienne nous propose de nous emmener dans le village voisin, Rians, après une demi-heure d’attente sur la route. Nous enchaînons ensuite rapidement les voitures et arrivons au bout de quatre heures et demi à Nice, où Marc, un fidèle camarade de l’école nous accueille chaleureusement dans sa ville natale. Les personnes nous prenant en stop nous font déjà part de leurs inquiétudes et leurs aprioris concernant les pays que nous voulons atteindre. Nous croisons aussi sur la route une mère et son adolescent tous deux sortis de soirée, où l’un raconte tranquillement à l’autre comment il a gentiment rempli sa pipe à eau avec du whisky-coca, jeunesse oubliée!

Ma soirée sur Nice s’annonce chargée, nous décidons avec Marco d’aller en teuf pour passer tranquillement la dernière soirée en France. Direction les hauteurs de Nice, où un cerf croise gracieusement notre route et où l’on voit une vue des collines de Nice splendide. Malheureusement, Marco s’est trompé de spot et nous décidons après deux heures de bouger à un autre endroit, deux heures plus loin. Lors du réveil au petit matin nous pouvons alors découvrir un paysage automnale parsemé de brouillard.

 

Panoramique des hauteurs de La Brigue

Le week-end  passé, et des souvenirs pleins les yeux, nous remercions Marco ainsi que sa famille pour l’hospitalité et nous repartons faire du stop afin d’atteindre l’Italie après quelques heures d’attente. Un automobiliste fort sympathique bien qu’un peu raciste nous fait part de ses inquiétudes sur  les Italiens et leur refus systématique de prendre les auto-stoppeurs, ainsi que les carabiniers désagréables et plus stricts que le gendarmes français, interdisant le stop sur les autoroutes italiennes. Nous achetons alors des billets de trains Vintimille – Genova, déçus par le faux-plan de dernière minute de notre couch-surfeuse Elleanor qui nous conseille malgré tout des endroits à visiter et une auberge de jeunesse où la bonne ambiance règne.

Les charmes de l’Italie se présentent rapidement à nous: une atmosphère reposante, de vieux bâtiments aux crépis colorés et délabrés dans de petites rues étroites, en contraste avec le fameux cours Gribaldi composés de palais anciennement destinés à accueillir les délégations étrangères. La rue ainsi que le vieux centre sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’auberge est surprenante, et l’on festoie rapidement avec les voyageurs argentins, canadiens, américains,  français et norvégien qui se retrouvent tous autour d’une table recouverte de bouteilles de vins rouges italiennes.  La soirée s’anime, et l’on blague sur nos différentes cultures tout en racontant nos voyages et les raisons pour lesquelles nous les faisons. Ces raisons sont universelles et constituent le point commun de toutes les personnes présentes. Notre plus grosse surprise fut lorsque les argentins nous proposèrent de partager une tasse de maté, nous expliquant le sens qu’elle doit suivre pour passer de main en main, ainsi que les manières de le boire, de le servir et la fréquence à laquelle on le boit en Amérique du sud.

Vieux village de Vintimille

Belvédère du Castelleto

Bocadosse

La suite du voyage s’enchaîne très rapidement, bus de nuit direction Trieste puis Rijeka en Croatie. On repart ensuite pour atteindre Senj en stop, ou nous avons la chance d’être pris très vite par Alex qui nous offre gentiment deux Jack Daniel’s on the rocks à 11 heures du matin, alors nous décidons de repartir en refusant les autres verres. Nous traversons l’E65, route se situant sur la magnifique côte croate avec la fameuse île de Krk, et l’on nous explique que la majorité des habitations présentes sont destinées aux touristes l’été, que la mafia et les investisseurs étrangers magouillent toutes sortes de combinaisons afin de construire des bâtiments assez moches. Le tourisme est d’ailleurs l’une des seule source de revenu, faute d’industrie. Nous finissons en fin de journée par atteindre notre premier point de chute, Kuterevo et son Refuge pour Ours, se situant dans les hauteurs proches de Zadar où l’on découvre une multitude d’animaux et d’autres volontaires forts sympathiques.

Eglise San Giusto, dans les hauteurs de Trieste

Pause déjeuner à Novi Vinodoski

Prise de vue de Senj