Grèce

Ελια Λακωνιας

Petit paradis sur terre, surtout pour esquiver l’hiver, la Laconie nous a subjugué. Depuis la maison où nous vivons, une vue à couper le souffle, la mer d’abord et puis plus loin les montagnes enneigées. Et si l’on se retourne, les montagnes encore. Une flore façon Sud de la France. Finalement, on est un peu comme à la maison, la mer, les oliviers et les orangers en plus.
On quitte en revanche nos quelques progrès en Serbo-Croate pour se plonger dans une nouvelle langue qui ne nous sera  absolument pas plus facile. Le grec est très beau à écouter, mais les accents appuyés et la prononciation très rapide ne nous aident vraiment pas. Virgile est amusé par leurs mimiques corporelles, et leur façon de ponctuer les phrases avec les mains. Un air de déjà vu…

Eliá signifie olive. Et pour cause la commune est un immense champs d’oliviers,  flirtant avec quelques plantations d’agrumes et ponctuée de petites fermes et d’un village en bord de mer. Le pragmatisme Grec.
On nous expliquera plus tard que Lakonias se traduirait par « qui ne parle pas ». Ici, les choses ont un sens, et ce sens leur donne un nom. Les grecs de cette région sont assez simples d’après les récits qu’on nous en fait. Peu portés sur la politique nationale, occupés à leurs affaires agricoles et tentant de garder le rythme de vie qu’ils ont toujours connu. Pas beaucoup de tourisme, peu d’étrangers, de moins en moins de poissons et de plus en plus d’arbres. Le temps semble ralentir dans ce coin de l’Europe.

Barbara et Roberto, qui nous hébergent, sont suisses d’origine mais installés ici depuis plus de trente ans. Nous passerons nos soirées à écouter leur anecdotes loufoques et surprenantes, sur la vie d’ici ou d’ailleurs. Peut-être ferons nous plus tard un article avec quelques unes de leurs histoires… En tout cas, nous nous régalons de leur excellente cuisine gorgée d’huile, des olives qu’ils préparent et des oranges douces et sucrées que nous partons cueillir le matin. Le vin coule à flot, l’Ouzo se révèle meilleur que le pastis, et les couleurs du ciel nous plongent tous les soirs dans un mutisme béat.
La journée, nous ramassons des olives pour en faire de l’huile. Poser les filets, tailler les arbres, faire tomber les olives des arbres et des branches coupées, ramasser les filets, puis remplir les sacs que nous vendrons à la Factory de Molai, ou tous les travailleurs se retrouvent après leur dure journée de labeur. Tout le monde se connaît ici.
Nous rencontrerons quelques uns de leurs amis, beaucoup sont anglais, suisses ou allemands, et d’autres grecs. Makis par exemple, ex-militaire et à présent pécheur, et quand il nous parle, sans que l’on ne comprenne un mot, on devine la malice et la goujaterie à ses yeux et ses intonations. Et puis il y a les mardi soirs, où sont conviés les voisins pour chanter en groupe autour d’un piano et d’une guitare. Tout le monde se prête au jeu sans forcément comprendre les textes écrits dans différentes langues.
Les moments ici auront été chaleureux, avec les histoires de Roberto et ses actions improbables, comme ses « Have a beer ! » entre deux oliviers. Nous rencontrons aussi d’autres volontaires : Maddi et Inigo, venus du Pays-Basque et qui voyagent en vélo depuis plus d’un an (vous pouvez les suivre sur leur Facebook Bizizikletan, ils ont un super itinéraire, même si en basque ce n’est pas facile de suivre !), et Anne arrivée d’Allemagne.

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 


Αθήνα – Athína

J’ai rejoins Francine pour une semaine a Athènes, voici quelques photos de la ville et ses alentours, et une ambiance d’un jour, lors d’une promenade, avec musique de rue façon Grecque.